Tara Flanagan, PhD, est professeure agrégée et directrice du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill. Ses travaux se situent au croisement de la psychologie du développement, de l’éducation inclusive et des politiques sociales. Ils portent particulièrement sur l’autodétermination, la vie adulte et la qualité de vie des personnes neurodivergentes.
Membre régulière du Réseau pour transformer les soins en autisme (RTSA) depuis 2019, elle contribue au réseau en mettant l’accent sur l’inclusion et la vie après l’école.
À titre de directrice du laboratoire Social Policy, Advocacy, Research, Community (SPARC), elle dirige des recherches visant à créer une société plus inclusive pour les personnes ayant un handicap lié au développement. De l’emploi inclusif à la transition vers la vie après l’école, ses travaux mettent l’accent sur les choix des personnes et leur participation aux recherches et aux pratiques qui les concernent.
Dans cette vidéo, la professeure Flanagan réfléchit à ce que signifie l’épanouissement pour les personnes neurodivergentes et explique ce qui donne du sens à son engagement au sein du RTSA.
« S’épanouir, c’est être vu, être reconnu à sa juste valeur et pouvoir véritablement diriger sa propre vie. C’est pouvoir faire une place à ses passions, à ses forces et à ses intérêts uniques… et sentir qu’ils sont valorisés dans les milieux auxquels on participe. »
Dans sa conférence « Weaving the Maps of Autistic Lifetimes: What Research Reveals about Milestones and Pathways », présentée dans le cadre de la série d’apprentissage du Laboratoire vivant À pas de géant, Tara Flanagan examine comment les approches centrées sur la personne peuvent aider les personnes autistes à façonner leur propre vie.
Un début inhabituel
Le parcours de la professeure Flanagan en recherche sur le développement a commencé par des rencontres ordinaires. Alors qu’elle étudiait au premier cycle en psychologie à Winnipeg, elle travaillait dans une station-service. Elle y a fait la connaissance d’un groupe d’adultes ayant un handicap lié au développement qui s’arrêtait régulièrement pour prendre un café avant d’aller travailler.
Ces échanges amicaux du matin l’ont finalement amenée à chercher un emploi dans leur foyer résidentiel. Elle y a découvert l’importance d’accompagner les personnes dans la poursuite d’objectifs qui comptent pour elles, quels que soient leur âge ou leurs capacités. Cette expérience a façonné son approche de la recherche et renforcé sa conviction que les possibilités de développement et d’épanouissement ne devraient jamais être limitées par l’âge ou le handicap.
Créer des possibilités de participation
Pour de nombreux jeunes ayant un handicap lié au développement, la fin des études secondaires peut s’accompagner d’obstacles à l’emploi, aux relations sociales et à la participation à la vie communautaire. Les recherches de la professeure Flanagan explorent les façons de mieux les accompagner dans cette transition, notamment en les aidant à développer les compétences et la confiance nécessaires pour poursuivre leurs propres aspirations.
Rassembler les communautés pour faire avancer l’inclusion
L’engagement de la professeure Flanagan l’a aussi mené à l’international, notamment à l’Université du Bío-Bío, au Chili. Elle y a collaboré avec la communauté étudiante et le personnel enseignant pour contribuer à rendre le milieu d’apprentissage plus accessible.
Elle apprécie les liens qui se tissent au sein du RTSA et la participation significative des personnes neurodivergentes. Par son engagement au comité consultatif du Laboratoire vivant À pas de géant, une initiative conjointe du RTSA et du Centre À pas de géant, elle rejoint d’autres personnes qui souhaitent, comme elle, multiplier les possibilités pour chacun et chacune de façonner sa propre vie.